L'hypertension
artérielle est un facteur de risque important
dans le développement de l'athérosclérose,
des maladies cardiovasculaires et des
accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Environ cinq millions de Canadiens sont
atteints d'hypertension artérielle (soit
l'équivalent de la population de Toronto),
mais 43 % d'entre eux l'ignorent. Seulement
13 % des hypertendus canadiens ont une
tension artérielle maîtrisée et inférieure
aux cibles recommandées. L'ennui est que
l'hypertension artérielle, souvent appelée
" le tueur silencieux ", n'entraîne aucun
symptôme. À moins de subir régulièrement
un dépistage de l'hypertension en mesurant
la tension artérielle, on ne peut généralement
pas savoir qu'on en est atteint.
Les médecins doivent devenir plus agressifs
dans le contrôle de l'hypertension avec
des médicaments et le public doit devenir
plus conscient des risques.
Quoiqu'une
tension artérielle élevée, selon les médecins,
est une lecture supérieure à 140/90 mm
de mercure, nous savons que si on est
en santé et non sur des médicaments d'hypertension,
plus la tension artérielle est basse,
plus on bénéficie et plus notre espérance
de vie augmente. La tension artérielle
est très variable et elle est grandement
influencée par l'activité, la nourriture
et les médicaments. Une tension artérielle
de 120/80 mm de mercure est considérée
désirable pour les adultes qui ne font
pas d'hypertension. Pour les personnes
qui font de l'hypertension et qui sont
traitées, les lectures désirables sont
135-140/82-86 mm de mercure. La tension
artérielle n'augmente pas nécessairement
avec l'âge. L'hypertension (définie comme
étant une tension artérielle supérieure
à 140/90 mm de mercure) est plus commune
chez les personnes plus âgées, et l'hypertension
systolique isolée (chiffre du haut élevé
avec une lecture diastolique normale,
ou chiffre du bas) est plus commune chez
les aînés.
La haute tension artérielle est une des principales causes de maladies cardio-vasculaires et d'accidents cérébrovasculaires (ACV). Une personne sur cinq au Canada est affectée. L'hypertension est souvent appelée le « tueur silencieux », car il n'y a parfois aucun symptôme visible. Parfois, un médecin ou professionnel des soins de la santé détecte l'hypertension lors de la mesure de la tension artérielle. Malheureusement, si l'hypertension est passée inaperçue, des dommages internes sérieux peuvent en résulter au cour (crise cardiaque), au cerveau (ACV) ou aux vaisseaux sanguins (durcissement des artères).
Certains facteurs de risque augmentent les chances d'une haute tension artérielle. Ces facteurs sont : Âge, race, stress, histoire familiale de haute tension artérielle, obésité, alcool, sel, diabète et mode de vie sédentaire.
Plusieurs personnes trouvent qu'elles deviennent inquiètes et stressées pendant la prise de leur tension artérielle dans le cabinet du médecin ou à l'hôpital. Ceci peut causer des lectures élevées erronées, connu sous le nom de « syndrome du sarrau blanc ». Une façon de déterminer ceci est
de prendre votre tension artérielle chez vous et de comparer les résultats avec ceux obtenus par le médecin. La surveillance à domicile est recommandée par deux médecins sur trois pour leurs patients souffrant d'hypertension. L'auto-surveillance à domicile complète les lectures du médecin et fournit un historique plus précis et plus complet de la tension artérielle. De plus, des études en clinique ont démontré que le dépistage et le traitement de l'hypertension est amélioré lorsque les patients consultent leur médecin et surveillent leur tension artérielle à domicile.
On sait depuis un certain temps que l'incidence de la haute tension artérielle est plus élevée dans les personnes atteintes de diabète. Une étude importante, appelée United Kingdom Prespective Diabetes Study, publiée en 1998, démontre que parmi les patients atteints de diabète et de haute tension artérielle, le contrôle de la tension artérielle était crucial dans la gestion de leur diabète.
La tension artérielle peut varier suite à plusieurs facteurs dont l'âge, le poids, l'heure du jour, l'altitude, le climat et même la saison. En plus de ces facteurs, l'activité physique, la caféine, l'alcool, les médicaments et la nourriture peuvent aussi influencer l'exactitude des résultats. Ces facteurs sont normaux. Notez vos mesures et consultez votre médecin concernant toute variation.